Premier film, premier coup de maitre : avec Douze hommes en colere, sorti en 1957, le petit realisateur Sidney Lumet innovait doublement.

rencontres-droites pc (10) 2022-08-10 16:26:56

Premier film, premier coup de maitre : avec Douze hommes en colere, sorti en 1957, le petit realisateur Sidney Lumet innovait doublement.

Par une prouesse technique d’abord : exemple paroxystique du huis clos, son film confronte un jury de douze hommes dans un espace unique, ainsi, presque en temps reel.

puis avec le propos, vibrant plaidoyer pour une justice plus egalitaire, forcement d’une effrayante actualite cinquante ans apres la sortie du film.

Le film debute aussi qu’un proces touche a sa fin. Un jury de douze hommes ecoute attentivement le propos las, cent fois repete du juge. Ils vont devoir statuer concernant le sort de l’accuse. Les regles un paraissent franchement expliques : tous va devoir donner le avis, ainsi, le jugement doit etre unanime pour etre valide. Si l’accuse est declare coupable via des douze hommes, il ira droit a la chaise electrique. Alors que le jury se retire, la camera se deplace lentement, montrant le visage de l’accuse de profil, dans l’ombre, puis de face, en gros plan. C’est votre jeune garcon basane, peut-etre d’origine latino-americaine. La peur se lit dans ses yeux. Ce sera la seule image que le spectateur aura de Premier film, premier coup de maitre : avec Douze hommes en colere, sorti en 1957, le petit realisateur Sidney Lumet innovait doublement. (http://www.zbjinling.net/) rencontres-droites pc 第1张 lui. Le film suit ensuite le jury, qui s’installe dans une petite piece exigue. Un premier vote reste mis en place. L'ensemble de votent coupable, sauf votre, le jure numero 10 (Henry Fonda). Il declare avoir un "doute legitime" sur la culpabilite de l’accuse. Mes debats vont commencer.

Douze hommes en colere reste un modele presque universitaire de mise en scene.

Il s’agit d’un huis clos quasi bon, puisque seules nos scenes d’ouverture ainsi que cloture du film, longues d’a peine 5 minutes, se deroulent a l’exterieur du decor principal, la piece de deliberation d’un jury dans un tribunal. Pour reussir ce tour de force, Sidney Lumet necessitait des fondements scenaristiques extremement solides. Il trouva en Reginald Rose, le scenariste, un adjuvant de choix, capable de conjuguer l’atmosphere de reclusion oppressante induite via le huis clos, avec un suspense haletant, ou l'existence d’un adolescent tient en ces 2 mots repetes douze fois : « not guilty » (non coupable).

La soiree de Lumet se nourrit de l’importance des details. Puisque le vote n’est nullement unanime, nos jures vont devoir retracer bien le proces, et tenter de se persuader mutuellement qu’il va falloir (ou non) envoyer l’accuse a la chaise electrique. Cela ne s’agit evidemment aucune refaire le proces a la maniere d’un detective ou d’un policier. Quand le jure 06 8 declare l’accuse non coupable, ce n’est gui?re qu’il est convaincu de le innocence. Comme il l’explique lui-meme, il lui parai®t d’abord juste d’accorder deux minutes de reflexion qui plus est a le quotidien de cet adolescent, ne serait-ce que par respect pour sa jeunesse. D’autant que votre jure n’est nullement totalement convaincu non environ sa culpabilite. Chacune des pieces de l’accusation ? 1 couteau, des temoignages, le plan d’un appartement, etc ? va donc etre passe au crible avec le jury, dans le desordre des souvenirs de chacun.

Pour reussir votre huis clos, on doit etre un maitre absolu du suspense. Douze hommes en colere en est empli : quand Henry Fonda se leve, seul contre tous, ainsi, subit la colere des autres jures, il est difficile d’imaginer De quelle fai§on il arrivera a tous des convaincre. Sera-t-il, enfin, celui qui devra ceder ? Neanmoins, a mesure que l’argumentation du jure avance, d’autres vont ceder, petit a petit, convaincus non aucune l’innocence de l’adolescent ? ce point reste tres important ?, mais qu’il existe effectivement 1 « doute legitime », des incoherences dans l’accusation, qui interdisent l’envoi d’un jeune garcon a J'ai fond. Notre suspense se tarissant au fur et a mesure des ralliements des jures (un happy-end semble inevitable), Sidney Lumet en ravive le sentiment haletant et claustrophobique par un procede extremement habile : aussi que le film, i  l'origine, multiplie les plans d’ensemble, la camera se rapproche inevitablement des visages de chacun des jures, Afin de finir concernant des gros plans oppressants, en contre-plongee, a mesure que la tension grandit.

Cette tension est accentuee par deux aspects : d’abord, la chaleur du « jour le plus chaud de l’annee ». L'integralite des jures transpirent, se plaignent, veulent en finir. Bon nombre votent coupable pour pouvoir s’en aller le plus vite possible. Notre ventilateur qui ne semble gui?re fonctionner apparait souvent en arriere-plan, tel le rappel mortifiant qu’un homme pourrait mourir seulement parce qu’a Notre date de le proces, il faisait trop chaud. Notre chaleur accentue l’enervement des jures, qui paraissent confrontes a l’impossible controle de leurs pulsions emotives, induites par l’absence de bien-etre. C’est votre deuxieme aspect qu’interroge brillamment Lumet. Chacun des jures est designe avec un numero : on ne connait le nom d’aucun d’entre eux. L'ensemble de ont pourtant une individualite, discernee via leurs professions reciproques, puis avec leurs propos. Que l’un d’entre eux soit profondement raciste, un nouvelle d’origine immigree, ou qu’un nouvelle encore n’ait nullement decouvert le jeune fils depuis deux ans prend petit a petit de son importance. Par l’intermediaire d’Henry Fonda, le jure refractaire, Sidney Lumet pose cette question quasiment insoluble : est-il possible de rendre une decision veritablement juste, c’est-a-dire totalement exterieure a des considerations personnelles ? C’est tout le sens des apartes entre des jures, qui, Quand nos debats s’eternisent ou semblent bloques, lient connaissance, parlent de un vie, de un parcours ou de un education. Sidney Lumet s’applique a decrire l’individualite de chacun des personnages, en les placant i  chaque fois adroitement dans le cadre. Chaque plan n’inclut Indeniablement que le ou les jures qui vont faire avancer le recit, soit avec leurs declarations, soit via leurs attitudes ou encore par un visage muet et consterne qui marquent 1 revirement ou un doute dans l’esprit du personnage.

Chacun des douze jures est representatif d’une certaine Amerique. Aucune jeunes femmes, encore moins de minorites (et pourtant, ces Blancs vont statuer concernant le sort d’un homme de couleur, detail egalement important), mais des classes sociales et des origines differentes. Sidney Lumet rend d’abord hommage a J'ai justice de son pays, qui n’autorise l’envoi d’un homme a la mort que s’il est unanimement declare coupable. Le systeme du « doute legitime » ainsi que la necessite pour l’accusation de prouver la culpabilite de l’accuse (a l’inverse d’autres systemes ou c’est a la defense de prouver l’innocence), n’est jamais remis en cause. Ce que Sidney Lumet attaque en profondeur n’a gui?re grand-chose a voir au milieu des lois, mais avec cela les entourent : comme, par exemple, l’incompetence d’un avocat commis d’office, non convaincu de l’innocence d’un "client" trop pauvre pour remunerer un meilleur defenseur.

THE END

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